L'auteure s'est confiée ce vendredi à "Télérama" au sujet de l'accrochage de samedi dernier avec Sandrine Rousseau, ancien élue EE-LV.

Elle parle. Ce vendredi, Christine Angot a accordé une interview à "Télérama" pour revenir sur son échange tendu le week-end dernier dans "On n'est pas couché" avec Sandrine Rousseau, ancienne porte-parole de EE-LV. Cette dernière était venue sur le plateau de l'émission de Laurent Ruquier afin d'évoquer son livre, "Parler", qui raconte comment elle aurait été harcelée sexuellement par Denis Baupin. Diffusé sur France 2, cet accrochage a été en partie coupé au montage puisque les téléspectateurs n'ont pas pu voir le coup de colère et le départ du plateau de la chroniqueuse, révélé quelques jours plus tôt dans la presse.

"J'étais retournée dans ma loge dans un état de détresse"

"Quand j'ai lu son livre, j'ai vu que Sandrine Rousseau était sur une ligne que je ne partage pas du tout. Je me suis dit 'C'est bien, il sera possible d'en parler'. Personnellement, j'en ai assez qu'on demande aux femmes de revendiquer la souffrance", lance l'écrivain, avant d'ajouter : "Quant à l'expression, utilisée par Sandrine Rousseau, 'des gens formés pour recueillir la parole', pour aider les femmes agressées, non, ce n'est pas ça qui aide. Ce que je conteste, c'est le choix du système, des procédures, des formats, des schémas."

La chroniqueuse détaille ensuite la scène qui a précédé son départ du plateau d'"On n'est pas couché" : "Je commençais à parler, et j'ai entendu des huées, à plusieurs reprises (...) les huées se sont reproduites, je ne pouvais plus parler, ma tête s'est vidée. Je n'y arrivais plus, alors pourquoi rester sur le plateau ?" Elle confie s'être dit qu'elle "quittait l'émission définitivement". "Je ne suis pas là pour y occuper une place, je m'en moque. Et c'est Catherine Barma, la productrice, qui est venue me voir, j'étais retournée dans ma loge, dans un état de détresse, en larmes", décrit-elle, précisant : "C'est elle qui m'a convaincue que je pouvais retrouver mon calme, ma concentration."

"La télévision, il y a un risque"

Christine Angot assure "ne pas regretter" ce qui s'est passé. "C'est de télévision, il n'y a pas de répétition, il y a un risque", "même s'il y a un montage après l'enregistrement", assure-t-elle. "C'est comme ça, c'est un moment. D'ailleurs, j'ai le trac deux heures avant d'y aller. Mais c'est aussi pour cela que j'aime bien la télévision, le côté immédiat, rapide", déclare l'écrivain, avant de conclure : "J'aime tous les endroits où l'on peut parler, un scénario de film, un plateau de théâtre, un studio de télé, il n'y a pas de différence radicale à mes yeux."

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