Par Bruna Fernandez Journaliste
Née à l’époque des “Inconnus”, Bruna grandit entre le Brésil et la France. Enfant, elle enrichit son imaginaire devant le grand et le petit écran. Devenue journaliste, elle passe derrière la caméra et travaille pour plusieurs émissions. Un petit monde qu’elle se plaît à décortiquer pour puremedias.
Line Renaud lors de l'enregistrement de l'émission 'Sidaction, ensemble contre le Sida - Merci Line' au Paradis Latin à Paris en mars 2021.
Dans un entretien accordé à Audrey Crespo-Mara dans "Le portrait de la semaine" de l'émission de TF1, l'artiste, qui se positionne en faveur de l'euthanasie, s'est confiée sans tabou sur sa fin de vie.

C'est un sujet difficile, et pourtant. Ce dimanche 4 février dans "Sept à huit", Line Renaud s'est confiée sans concession au micro d'Audrey Crespo-Mara dans "Le portrait de la semaine". À l'occasion de la sortie de son autobiographie, "Merci la vie !", la comédienne de 95 ans a notamment évoqué sa fin de vie, pour laquelle elle a déjà tout prévu.

"C'est mon ultime liberté, choisir ma mort"

"Si je dois souffrir, je veux partir tout de suite. C'est mon ultime liberté, choisir ma mort. On a choisi sa vie, on doit pouvoir choisir sa mort. D'ailleurs, ça viendra, c'est en cours de route", a-t-elle déclaré face caméra. "Quand il n'y a vraiment plus rien à faire, que la médecine est d'accord, pourquoi prolonger la souffrance ?", s'interroge-t-elle. Dans une tribune publiée en 2022 par le "JDD", et cosignée par le député Olivier Falorni, l'artiste s'était déjà positionnée en faveur de la légalisation de l'euthanasie en France. La chanteuse a ainsi déjà fait ses plans : ses derniers jours auront lieu chez elle, à La Jonchère, sa maison à Rueil-Malmaison, près de la capitale.`

"Je ne bouge pas d'ici. C'est bien spécifié, je veux rester ici, être dans mon lit, dans ma chambre, avec la jolie vue sur Paris et mourir ici", insiste celle qui a déjà planifié ses funérailles dans les moindres détails. "Tout est organisé. Je me vois chez moi avec les gens qui sont autour de moi, mes amis les plus proches. Tout est prévu depuis le départ ici, l'arrivée à Saint-Sulpice. Même la liste des amis à inviter en leur disant que ce n'est pas pour dîner, y compris mon attaché de presse", plaisante-t-elle encore.

À LIRE AUSSI : "Je veux vivre le plus dignement possible" : Thomas Misrachi confie avoir programmé sa mort à 75 ans

Line Renaud est également l'un des visages du combat contre le Sida en France, ayant cofondé Sidaction en 1994. La chanteuse, qui a commencé sa carrière en 1946, souhaite également qu'après son décès, sa maison soit vendue et que les recettes de la vente soient reversées à la science par l'intermédiaire de sa fondation Line Renaud-Loulou Gasté. "Ce qui m'embête beaucoup, c'est que j'ai encore des choses à faire", conclut-elle.

TV