Par Florian Guadalupe Journaliste
Passionné de sport, de politique et des nouveaux médias, Florian Guadalupe est journaliste pour Puremédias depuis octobre 2015. Ses goûts pour le petit écran sont très divers, de "Quelle époque" à "L'heure des pros", en passant par "C ce soir", "Koh-Lanta", "L'équipe du soir" et "La France a un incroyable talent".
L'ancien président de la République était l'invité ce lundi 2 octobre de la matinale de RTL.

Il pointe la question de la journaliste. Ce lundi 2 octobre 2023, dans la matinale de RTL, Amandine Bégot a reçu l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Ce dernier est notamment revenu sur le rebondissement juridique dans l'affaire des écoutes où il a été condamné à 3 ans de prison, dont un an ferme pour "corruption" et "trafic d'influence".

"Rien que de se poser la question, ça fait douter..."

"Vous avez dénoncé à plusieurs reprises un harcèlement tous azimuts. Jean-François Bohnert, le patron du parquet national financier qui traite de ces affaires, était notre invité il y a une quinzaine de jours ici même sur RTL. Je lui ai posé la question de façon assez triviale : 'Est-ce que votre objectif est de vous payer Nicolas Sartkozy ?'. Il m'a répondu : 'Hors de question que le parquet national financier ne se paye qui que ce soit. Notre boussole est l'application du droit'. Vous le croyez ?", a demandé Amandine Bégot.

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Ce à quoi Nicolas Sarkozy, irrité, a répondu : "Vous savez ce qui est intéressant ? C'est moins la réponse - pardon, je respecte le procureur financier - que la question". "J'imagine que si quelqu'un de votre expérience, de votre statut, au micro de la première radio de France, demande : 'Est-ce que vous voulez vous payer l'ancien président de la République ?'. C'est donc que dans votre esprit, la question se posait. Rien que de se poser la question, ça fait douter...", a balancé l'ex-locataire de l'Elysée.

"Je suis là pour poser les questions que les auditeurs se posent"

Amandine Bégot s'est défendue : "C'est ce que vous supposez quand vous parlez d'acharnement !". "Non ! Je n'ai pas jamais parlé de ça ! Madame, je fais face à mes responsabilités. Je n'ai jamais contesté quoi que ce soit mais je vais vous dire une chose. Je ne suis pas quelqu'un qui baisse la tête et qu'on accusera de choses qu'il n'a pas fait", a riposté Nicolas Sarkozy, agacé. Et de lâcher : "Que les choses soient claires, qu'une journaliste comme vous, au micro de la première radio populaire de France soit amené à poser la question, c'est donc que le problème se pose ! Quand le problème se pose dans un pays comme la France, on est en droit de s'étonner !".

"Il ne fallait pas poser la question ?! Certains se la posent la question. Je suis là pour poser les questions que les auditeurs se posent", a rappelé la journaliste. "Le fait qu'elle se pose la question est plus intéressant que la réponse. Pour moi, c'est très clair. Ce qui compte, c'est la vérité. Et la vérité finira par éclater (...) Ca prendra le temps qu'il faut mais je serai lavé de tout ça. Ce n'est pas pour moi un sujet de plaisanterie", a conclu l'ancien chef de l'Etat. puremedias.com vous propose de visionner la séquence.