Par Maxime Fettweis Journaliste
Né en Belgique en septembre 1995, Maxime Fettweis a grandi avec l'arrivée de la "Star Academy", de "Koh-Lanta" ou encore de "Secret Story" sur le petit écran. Devenu journaliste, il se passionne de ce que disent les succès télévisuels de notre société et comment ils sont conçus en coulisse. Il a rejoint Puremédias en juin 2023.
'Vous étiez sur Europe 1' : Julien Bayou déstabilisé sur Franceinfo après avoir insinué qu'il refuserait les interviews du 'JDD' © Stevens Tomas/ABACA
L'autrice Capucine Delattre à l'origine du roman "Un monde plus sale que moi" (Éd. La ville brûle) s'est réjouie de la chronique signée Eric Naulleau consacrée à son ouvrage dans le "Journal du dimanche" paru le dimanche 24 septembre.

Une réponse atypique. Au jeu des chroniques culturelles, certains décrochent les bons points tandis que d'autres voient leur promotion enrayée par des commentaires parfois acides. Dans le dernier numéro du "Journal du dimanche", paru ce dimanche 24 septembre 2023, le chroniqueur Éric Naulleau a épinglé cinq ouvrages issus de la rentrée littéraire 2023. En pages 32 et 33, avant même de dévoiler ses coups de coeur, le très médiatique essayiste a détaillé le contenu de trois romans qu'il n'a vraisemblablement pas aimé. "En plus de la traditionnelle revue d'effectifs, la rentrée littéraire permet cette année de mesurer les ravages de l'idéologie sur le roman français. Le mal court, le mal gagne", a-t-il écrit en guise d'ouverture de sa critique littéraire.

"Ouin-ouin au pays des jouées"

Pour illustrer son propos, Éric Naulleau a décortiqué tour à tour les romans "Pauvre folle" de Chloé Delaume (Éd. Seuil), "Western" de Maria Pourchet (Éd. Stock) et "Un monde plus sale que moi" de Capucine Delattre (Éd La ville brûle). Concernant cette dernière, l'essayiste a écrit : "Ici, trêve de préliminaires, foin d'intrigue, on entre directement dans le dur de l'activisme".

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Il poursuit : "Depuis quand les héroïnes de fiction sont-elles toutes devenues des personnages de Ouin-Ouin au pays des jouées ? Colette, reviens, elles sont devenues molles !" Enfin, il assure que "Capucine Delattre plante son drapeau arc-en-ciel au sommet du kitsch lesbien". Le tout dans une chronique au vitriol consacrée à dénoncer la prétendue "idéologie" qui envahit la littérature française et accompagnée d'un selfie de l'autrice de 23 ans pioché sur ses réseaux sociaux.

Capucine Delattre répond et évoque une "consécration"

Sur X, le nouveau nom de Twitter, Capucine Delattre n'a pas manqué de s'amuser que son livre soit cité dans les pages du "JDD", piloté par Geoffroy Lejeune depuis le 1er août. "Très très fière des 3 feuillets que le JDD a perdus à cracher sur mon livre, écrit-elle. C'est une consécration pour moi et mon travail, d'autant plus que j'ai le bonheur de figurer aux côtés d'entre autres Chloé Delaume pour laquelle j'ai un respect sans fin".

Dans une autre publication, elle se réjouit de la photo choisie pour illustrer l'article. "PS : J'apprécie la photo choisie comme illustration, que j'ai postée il y a très longtemps sur ce compte Twitter. Ça suggère que le travail de décorticage de ma personne a été poussé très, très loin, je suis honorée de vous avoir fait perdre tout ce temps", ironise-t-elle encore.