"Joséphine, ange gardien"
Depuis plusieurs années, les chaînes multiplient les déclinaisons et coupures de leurs programmes. Mais pourquoi ?

C'est devenu une tradition. Depuis plusieurs années, les magazines et séries se retrouvent découpés en plusieurs parties. Ainsi, sur TF1, on retrouve depuis 2015 "Grands Reportages" et "Reportages découvertes" en lieu et place de "Reportages". M6 a elle décliné "66 minutes" sous différentes formes ainsi que "L'Amour est dans le pré". Plus récemment, TF1 a entamé une découpe également sur certaines de ses séries, comme "Camping Paradis" et "Joséphine, ange gardien". Ainsi, le 23 octobre prochain, elle diffusera deux épisodes en prime : "Le mystère des pierres qui chantent (Partie 1)" à 21h puis... "Le mystère des pierres qui chantent (Partie 2)" à 21h55.

Mais à quoi servent réellement ces découpes ? Si certains y voient une manière de communiquer sur les meilleures audiences d'une partie par rapport à une autre, il ne s'agit en réalité que d'un bonus. En effet, les chaînes usent de ce stratagème pour des simples raisons économiques. Tous ces programmes sont considérés comme des "oeuvres audiovisuelles", au même titre que les films et téléfilms. Les talks et jeux sont eux des "programmes de flux" et bénéficient d'une réglementation beaucoup plus clémente quant à leurs coupures. Ainsi, "Touche pas à mon poste", "Quotidien" et autres "Secret Story" et "The Wall" peuvent opter pour les découpages qu'ils souhaitent.

Plus de parties donc plus de pub !

Mais dans le cadre des "oeuvres audiovisuelles", la loi n'autorise que deux coupures publicitaires maximum par oeuvre. Résultat, afin d'optimiser la monétisation de leurs programmes, les chaînes ont opté pour des déclinaisons de leurs programmes (comme c'est le cas des magazines dominicaux de TF1 et M6) mais également pour des découpes en plusieurs épisodes, à l'instar de "L'Amour est dans le pré", considéré comme une "oeuvre audiovisuelle". De cette manière, il leur est possible d'intégrer plus de publicités sur ces programmes - chaque partie étant considérée comme une oeuvre indépendante - mais également entre les deux !

Par ailleurs, en plus de ces règles de temps et de fréquence de publicité, la loi interdit également aux diffuseurs de proposer des bandes-annonces durant ces "oeuvres". Ainsi il est impossible de voir une promotion du prime time du soir pendant une coupure pub de "Sept à Huit" ou de "66 minutes" par exemple. En revanche, les chaînes peuvent ainsi en glisser une entre "Sept à Huit Life" et "Sept à Huit" ou "66 minutes" et "66 minutes grand format".

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